Risotto Fourme d’Ambert, poire et noix

La cuisine rassemble

Dans mon travail j’ai la chance de rencontrer beaucoup de personnes d’origines sociales, culturelles et géographiques très différents et c’est vraiment une très grande richesse. J’ai beaucoup appris à leur contact et j’en ressors chaque jour grandie et plus ouverte.
S’il y a une chose qui est bien universelle, c’est l’importance du repas : il réunit et il est source de convivialité et de socialisation. On apprend beaucoup de chose sur un pays et une culture par sa cuisine.
J’ai rencontré beaucoup d’Italiens et il m’est apparu que nous avions en commun d’avoir la cuisine au centre de notre culture. On dit souvent qu’un français, quand il se met à table, parle déjà du repas suivant et bien je peux vous dire qu’un Italien fait la même chose ! Et puis on ne rigole pas avec la cuisine, c’est une affaire sérieuse : on ne doit pas prendre à la légère la cuisson des pâtes et du riz, il y a des règles à suivre ; la pâte à pizza demande du temps et de l’implication ; les produits doivent être de qualité et la table doit être animée, rieuse… et un peu arrosée !

Le riz qu’il faut pour le risotto

Le risotto est un plat à tomber par terre à condition qu’il soit fait dans les règles… ce qui ne doit pas être mon cas car mes expériences passées étaient loin d’être convaincantes…
Alors j’ai étudié le sujet, j’ai regardé ces italiens préparer des risotti aux champignons, aux fruits de mer, au porc et à la cannelle, au potimarron… et j’ai essayé d’apprendre.
Saviez-vous que le risotto n’est pas une spécialité italienne mais une spécialité du nord de l’Italie ? Oui, comme chez nous, les plats ont une origine géographique.
Le riz qui est utilisé pour confectionner un risotto est aussi très important : on n’utilise pas le premier riz venu, ça certainement pas !!! Je vous dis que la cuisine est quelque chose de sérieux. Le riz utilisé est généralement du Carnarolli ou de l’Arborio.
J’ai eu la chance de me voir offrir il y a quelques semaines (merci encore mille fois, Enrico) un panier garni de produits à base de riz venant d’Isola Della Scala, commune de le Province de Vérone en Vénétie : des biscuits et des grissini à la farine de riz et du riz Vialone Nano. Ce dernier, beaucoup moins connu que ses petits frères, est parfait pour le risotto.

J’avais donc toutes les chances de mon côté pour me lancer à nouveau dans la confection d’un risotto (réussi).
Je suis un peu bavarde ce matin, voici donc la recette que je vous propose, la rencontre de l’Italie et de l’Auvergne : un risotto à la Fourme d’Ambert, aux poire et aux noix.
J’ai enfin réussi mon risotto et en plus il était vraiment délicieux….

On passe en cuisine

Recette (pour 4 personnes)
300g de riz
150g de Fourme d’Ambert
1 échalote
1 verre de vin blanc
l de bouillon de légumes
1 poire
50g de noix
1 cuillère à soupe d’huile d’olive

Éplucher et émincer l’échalote.
Préparer le bouillon en mélangeant de l’eau chaude et des bouillon cubes (évidement, si vous avez du vrai bouillon de légumes fait maison, c’est encore mieux, mais ce n’est pas toujours le cas).
Dans une poêle à bords hauts (il parait que dans une poêle c’est mieux, dixit un italiano !!), faire revenir l’échalote émincée dans l’huile d’olive quelques minutes.
Ajouter le riz et mélanger pendant environ 5mn. Le riz va devenir en partie translucide.
Déglacer au vin blanc et mélanger jusqu’à ce que le riz ait absorbé tout le vin.
Ajouter 2 louches de bouillon sur le riz et mélanger. Attendre que le riz ait absorbé tout le bouillon avant d’en ajouter une nouvelle louche.
La cuisson se fait sur feu moyen. Ajouter le bouillon petit à petit jusqu’à ce que le riz soit cuit, ce qui va prendre environ 15mn.
Le riz doit rester légèrement croquant, si vous attendez qu’il soit complètement cuit vous obtiendrez une pâtée pas du tout appétissante.

Pendant ce temps, couper la Fourme d’Ambert en morceaux, éplucher et couper en petits dés la poire et concasser les noix.
Quand le riz est cuit, ajouter le fromage et la poire, mélanger et laisser cuire encore 5mn.
Rectifier l’assaisonnement : le bouillon et le fromage sont assez salé, il n’est pas forcément nécessaire d’ajouter du sel. Il vaut mieux goûter avant.
Servir aussitôt bien chaud et parsemer de noix.

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6 thoughts on “Risotto Fourme d’Ambert, poire et noix

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